Le suivi du programme Zénith

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En application du cahier des charges des salles bénéficiaires du label "Zénith" et par délégation du ministère de la Culture et de la Communication, le CNV est chargé du suivi du programme Zénith. Plus qu'un label, la marque "Zénith", est devenue la référence connue d'une salle de spectacle où se produisent les "têtes d'affiches"; mais, à l'origine, c'est le fruit d'une réflexion impulsée par le ministère de la Culture, au regard des besoins exprimés par des professionnels du spectacle au tout début des années 80.

 

Réflexion qui a conduit à la réalisation d'un prototype : le Zénith de Paris, puis à la création du label et de ce réseau de salles spécialisées de grande capacité.  Le réseau des salles a grandement contribué au développement des spectacles de variétés, l'évolution du chiffre de la billetterie ces dernières années en témoigne. Plus précisément, les variétés françaises, l'humour et les comédies musicales, ont pu se développer à cette échelle, en majeure partie grâce à l'implantation de ces dix-sept salles de 6000 à 12000 places parfaitement adaptées aux productions en tournée. Ces Zénith sont répartis sur l'ensemble du territoire français métropolitain, mais d'autres projets sont aujourd'hui à l'étude, notamment dans les territoires ultramarins.

 

>> Le CNV, pilote du programme Zénith 

Le CNV assure ce suivi au travers de trois commissions :

  • La commission 6 "Aménagement et équipement des salles de spectacles" qui est saisie des demandes de participation financière aux études d'implantation. Elle peut proposer leur prise en charge partielle par le CNV, après accord du Conseil d'administration.
  • La commission permanente Zénith est composée du comité des programmes élargi aux organisations représentatives des collectivités territoriales membres du Conseil d'administration du CNV. Elle est chargée de suivre l'exploitation des salles en fonctionnement, conformément au Cahier des charges des salles Zénith. Le rapport d'activité annuel des Zénith lui est soumis pour avis avant transmission au ministère de la Culture et de la Communication par le Conseil d'administration.
  • La commission de médiation est chargée de trouver des solutions aux éventuels différends qui pourraient surgir entre les exploitants et les utilisateurs. Dans ce cadre, elle est saisie par la collectivité concernée, l'exploitant, les utilisateurs ou le ministère de la Culture.


>> Bref  historique 

A début des années 80, les musiques populaires sont pour la première fois prises en compte dans la politique du ministère de la Culture. Il a été admis que la diffusion des musiques et spectacles de variétés de grande capacité nécessitait la création de nouveaux espaces conçus spécifiquemet à cette fin. En effet, les producteurs de spectacles ont fait valoir que l'essor de ces spectacles était compromis s'ils ne pouvaient être présentés que dans des lieux inadaptés, au mépris du confort des artistes et, bien entendu, des spectateurs.

C'est dans ce contexte que le Zénith de Paris, premier du genre, est inauguré en 1984. Convaincu par le concept, et fort du succès du Zénith de Paris et de celui de Montpellier, construit sur le même principe, l'Etat souhaite alors favoriser l'implantation et le développement de ce type de salles sur l'ensemble du territoire national.Le label Zénith est donc esquissé, fruit d'un accord entre la société COKER, propriétaire de la marque, et le ministère de la Culture qui prévoit les conditions de développement du programme.  Il s'avère dès lors nécessaire de "codifier" le concept Zénith en dressant un cahier des charges du "label". Une première version est rédigée en 1988. Le suivi est alors confié au "Fonds de Soutien Chanson Variétés Jazz" dont les missions sont aujourd'hui reprises par le CNV.

Comme pour le Zénith de Paris, les Zénith construits sur le territoire connaîtront ensuite un large succès, en particulier dans les grandes agglomérations. Après Paris et Montpellier (84 et 86), fut inauguré celui de Toulon ainsi que celui de Pau (1992), Nancy et Caen suivirent en 1993 puis Lille, Orléans et Toulouse entre 1995 et 1999. A partir des années 2000, toutes les grandes villes ont envisagé ou prévu la construction d'un Zénith : Rouen ouvrira en 2001, puis Clermont-Ferrand en 2003. Entre 2005 et 2008, pas moins de 6 salles furent inaugurées (Dijon, Nantes, Limoges, Strasbourg, Amiens et Saint-Etienne).

>> Le cahier des charges 


Une collectivité qui souhaite construire un Zénith, doit réaliser au préalable une étude de faisabilité générale à l'issue de laquelle le ministère de la Culture et de la Communication, après avis du CNV, se prononce sur l'attribution du label. Le respect du cahier des charges, outre l'autorisation d'utiliser la marque Zénith, permet l'attribution d'une subvention de l'Etat pour la réalisation des travaux de construction de la salle. La collectivité, maître d'ouvrage de l'équipement, organisera une consultation de concepteurs (concours d'architectes), puis elle choisira un exploitant dans le cadre d'une délégation de service public, selon les termes du cahier des charges.

Le cahier des charges comporte deux parties essentielles qui imposent aux collectivités :
Le respect d'un certain nombre de dispositions techniques et fonctionnelles.
Le respect de modalités d'exploitation de l'établissement, garantissant la priorité et la pérennité de son objet de salle de spectacles ainsi que la neutralité de l'exploitant vis-à-vis des utilisateurs (producteurs de spectacles).

Ce sont ces points essentiels de l'application du cahier de charges qui font le succès des salles Zénith :
La performance, le confort des salles (accès, parkings, confort, acoustique, visibilité...) et leur modularité ont contribué à l'augmentation du nombre de spectateurs par spectacle.
La neutralité d'exploitation garantissant un accès identique à chaque producteur a permis d'augmenter le nombre de propositions de spectacles.
La spécialisation (le cahier des charges impose un pourcentage maximum d'utilisation hors spectacles de 30%). Cette répartition entre les spectacles vivants et les autres activités, donne aux Zénith une image très forte qui renvoie aux "Grands Spectacles" (ce qui n'est pas le cas des salles multifonctions mal identifiables). Aujourd'hui, dans la plupart des salles Zénith, la part du "spectacle" dans l'ensemble des activités est de l'ordre de 80%.

Le cahier des charges est actuellement en cours d'aménagement en concertation étroite avec les professionnels, les collectivtés territoriales et le ministère de la Culture, mais ses dispositions principales, qui font que la France dispose de salles de grande capacité pour l'accueil de spectacles de musiques et de variétés sans équivalent dans le monde, seront confortées.

>> La carte du réseau 

Carte de France des Zéniths LILLE AMIENS ROUEN CAEN PARIS NANCY STRASBOURG DIJON ORLEANS NANTES LIMOGES CLERMONT-FERRAND ST ETIENNE TOULON MONTPELLIER TOULOUSE PAU