LES 5 GRANDS PRINCIPES FONDATEURS
 

L’importance du rôle du CNV renvoie aux grands principes qui fondent son action

  1. Le premier principe est d’associer systématiquement l’Etat (ministère de la Culture), les professionnels, et plus récemment, les collectivités territoriales, avec le souhait d’allier les approches économiques et culturelles, sans les opposer.

    Dans le domaine des variétés et « musiques actuelles », le spectacle est directement confronté au marché, et on peut, en quelques années ou quelques mois, passer de l’économie la plus précaire aux succès les plus éclatants. Dans le même temps, personne ne conteste la dimension profondément artistique et culturelle de ces moyens d’expression, dans lesquels coexistent, comme dans le cinéma, des « super productions » et l’émergence artistique la plus fragile.
    L’action du CNV s’inscrit dans cette double dimension, et fait de l’établissement un outil d’intervention précieux tant pour les pouvoirs publics que pour les professionnels. L’engagement de ces professionnels dans le CNV ne se limite pas à la représentation de leurs organisations :
    il se mesure aussi dans leur participation active aux travaux des commissions, lesquelles accueillent plus de 70 producteurs, directeurs de salles, de festivals, musiciens, auteurs, artistes et techniciens.

  2. Le deuxième principe concerne la prise en compte de l’entreprise comme élément clé du secteur. Comme on l’a déjà vu, le CNV n’aide par les artistes « en direct », mais les entreprises de spectacles.

    Certes, ce schéma ne correspond pas toujours à la réalité professionnelle, dans le sens où, loin s’en faut, tous les artistes n’ont pas un producteur !
    D’où la pratique de « l’auto production », qui voit des artistes, faute de décrocher une signature, se doter de leur propre structure. Ceci n’empêche pas ces entreprises « d’auto production » de s’affilier au CNV et d’en obtenir des aides. Cette priorité accordée à l’entreprise de spectacles, amène à identifier des « employeurs » et des « salariés », ce qui explique que ces deux collèges sont systématiquement représentés par leurs syndicats respectifs dans toutes les instances du CNV.

  3. Le troisième principe qui anime les actions du CNV est celui de la neutralité artistique.

    Ce principe défend l’idée que le CNV n’a pas été créé pour encourager plus particulièrement tel style ou répertoire, plutôt qu’un autre.
    Budgétairement, il n’existe d’ailleurs pas de lignes spécifiques par genres artistiques. Bien entendu, cette neutralité doit beaucoup au mode de financement, essentiellement basé sur la taxe. Quand le CNV perçoit la taxe, il ne sélectionne pas !

  4. Le quatrième principe à citer renvoie au mode de financement que constitue la taxe.

    C’est un principe de solidarité au nom duquel la plupart des aides du CNV sont réservées à des opérations (tournées, créations, festivals, programmations de salles,…), elles-mêmes génératrices de la taxe.
    Pour être aidé, il faut donc être solidaire d’un système et contribuer à ce réinvestissement permanent qu’autorise la taxe. Ce principe de solidarité est salutaire car il contribue à souder une profession très éclatée, entre les « petits », les « moyens » et les « gros » acteurs de la production.

  5. Autre effet vertueux de la taxe : pour peu que le spectacle aidé par le CNV « marche fort », la taxe qu’il générera profitera d’autant aux productions à venir, susceptibles d’être aidées.

    Il existe quelques exceptions, à l’exigence de la taxe : il est possible d’être aidé sur des tournées à l’étranger, lesquelles seront, par définition, non taxables. De même, le CNV ne se prive pas d’aider des structures ou des opérations d’intérêt général, qui ne sont pas taxables.