du Fonds de Soutien au CNV

Version imprimableVersion pdf
Le CNV tire son origine du Fonds de Soutien Chanson, Variétés, Jazz, association fondée en 1986 par des producteurs de spectacles avec le plein appui du ministère de la Culture, pour favoriser l’essor de l’économie du spectacle vivant musical.
 
A coté des autres formes du spectacle vivant (théatre, musique classique, danse, opéra…), régulièrement soutenues depuis la création du ministère de la Culture, le secteur des musiques actuelles et des variétés a donc fait l’objet d’une reconnaissance plus récente par les pouvoirs publics.

Avec la création d’un établissement public en 2002, il s’est agi de doter le spectacle vivant d’un organisme de référence, en charge de missions élargies et doté de moyens renforcés, dont les politiques d’intervention ont continué à reposer sur les principes fondateurs de l’association.

C’est pourquoi, l’intitulé historique « Chanson, Variétés, Jazz » a été repris intégralement pour baptiser le nouvel outil « Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz ». Pour des raisons pratiques et phonétiques, dans la vie de l’établissement, son nom d’usage est devenu dès sa création CNV, « Centre National des Variétés ».
 

« VARIÉTÉS » ? DE QUOI S'AGIT-IL ?
Le périmètre d’action du CNV est délimité par celui de la taxe qu’il perçoit, la « taxe sur les spectacles de variétés ». Les catégories de spectacles relevant des variétés sont définies par un décret (n° 2004.117 du 4 février 2004) et sont : « les tours de chant, concerts et spectacles de jazz, rock, de musique électronique, … », les spectacles d’humour (« sketches »), d’illusionnistes, aquatiques, sur glace,… et dans certains cas, les comédies musicales. S’agissant du CNV, c’est bien cette définition large des variétés qu’il faut retenir.

La production de variétés et musiques actuelles s’appuie sur deux piliers, d’un côté la scène et de l’autre, la production discographique. Même si de nombreuses et nécessaires interactions existent entre l’une et l’autre, ils reposent cependant sur des activités et un tissu professionnel bien distinct. La « matière » du CNV, c’est le spectacle vivant, et uniquement lui.

S’il existe bien une histoire, un patrimoine d’une grande richesse, l’organisation professionnelle du secteur, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est récente.

Historiquement, les musiques qui relèvent du CNV se créaient et se diffusaient dans des lieux, plus ou moins prestigieux, qui auront marqué l’âge d’or du Music-Hall, des cabarets, des cafés concerts…

Le grand tournant des années 70 aura été marqué par l’apparition d’un nouveau métier, celui de producteur de spectacles, voyant l’apparition d’entreprises « sans lieux », dont l’objet est de réunir des moyens (artistiques, techniques, administratifs, financiers), au service de la production d’un spectacle. Cette nouveauté a profondément modifié la physionomie et l’économie du secteur. Sa structuration la plus récente est désormais assise sur trois grandes fonctions, correspondant aux trois catégories de licences que la loi exige pour exercer la profession (ordonnance du 13 octobre 1945 modifiée) : « Exploitant de salle » (licence n°1), « Producteur, entrepreneur de tournée » (licence n° 2), « Diffuseur » (licence n° 3).

push: